Le parcours du combattant

Hé oui, c’est un véritable parcours du combattant que doit effectuer notre Crevette pour sortir de son nid douillet, à savoir notre utérus.

Et j’ai appris, toujours en lisant mon livre de sophro, qu’il était en notre pouvoir de l’aider à réaliser ce parcours. Et, cerise sur le gâteau: en aidant la Crevette à naître, on s’aide soi-même à accoucher.

L’auteure commence par rappeler la structure du bassin: trois os reliés entre eux par des articulations.

Il y a les os iliaques d’une part, le gauche et le droit, symétriques. Ces deux os iliaques sont reliés dorsalement par le sacrum (au niveau des articulations sacro-iliaques) et ventralement par la symphyse pubienne (qui n’est pas un os mais une structure fibro-cartilagineuse). Notons également la présence des ischions (« branches ischio-pubiennes » sur l’illustration), qui appartiennent aux os iliaques. Ce sont les os pointus que l’on sent lorsqu’on s’assoit sur ses mains.


Traverser le bassin de haut en bas (ce que devra faire la Crevette), revient à emprunter un tunnel ponctué par trois détroits: le détroit supérieur, le détroit moyen et le détroit inférieur.

Le diamètre de chacun de ces détroits n’est pas fixe: il varie en fonction de la position que nous adoptons, car en bougeant nous faisons jouer les articulations du bassin.

Chaque fois que la Crevette s’introduit dans un nouveau détroit, il ne tient qu’à nous de l’y aider. Comment ? En faisant en sorte que le détroit en question ait le plus grand diamètre possible. Comment ? En prenant une position adaptée.

Au début, la Crevette doit franchir le détroit supérieur. Pour l’y aider, nous pouvons donc nous positionner de manière à ce que ce détroit supérieur soit le plus grand possible. En position semi-assise par exemple. Ce détroit supérieur est franchi au cours du travail.


Puis, le détroit moyen doit être passé. Se pencher en avant favorise l’ouverture de ce détroit. Lorsque le détroit moyen est franchi, l’envie de pousser se fait sentir.


Et c’est la poussée qui va permettre à la Crevette de franchir le dernier détroit: le détroit inférieur. Là encore, une position adéquate permet une meilleure ouverture du détroit inférieur. On peut par exemple se mettre accroupie (soutenue des deux côtés par deux personnes, ou les mains devant par terre), ou allongée sur le côté une jambe relevée (position gynécologique utilisée dans les pays anglo-saxons). Visiblement, la position allongée sur le dos les pieds dans les étriers aurait tendance à diminuer le diamètre du détroit inférieur. (!!)

Il ne tient donc qu’à nous d’aider la Crevette dans son parcours du combattant ! Mais j’imagine qu’en pratique, il doit être difficile de dire au personnel médical que l’on refuse de mettre les pieds dans les étriers, et que l’on veut adopter telle ou telle position. Ce n’est pas encore dans les moeurs malheureusement ! L’auteure du livre que je suis en train de lire conseille, en cas de personnel peu coopératif, de proposer la  position gynécologique anglo-saxonne lors de la poussée.

3 Commentaires pour“Le parcours du combattant”

  1. Neil Diss:

    Merci pour cet article,c’est exactement ce que mon amie qui étudie paramédicale cherchait!

  2. Kortney Otukolo Diss:

    It’s challenging to find familiar ancestors resting on this topic however you sound like you know what you’re talking about! Thanks

  3. tieleman caroline Diss:

    Bonjour Julie, même si je sais que cet article date, je tente quand même: j’aurai aimé savoir d’ou viennent vos schéma ? Car j’aimerai les utiliser pour mon mémoire qui porte sur le même sujet. Mais il me faudrait une source documentaire..
    Je vous remercie.

    Caroline.

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