Notre « petit » parcours

Ecrit par ptitoiseaudesiles
Publié dans: Au commencement
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Avant de tomber enceinte, il m’a fallu beaucoup de patience… bah oui, beaucoup car ce n’est pas mon fort… mais je reconnais que mon parcours n’est rien comparé à ceux de certaines de mes copinautes.

Nous n’avons eu à patienter qu’1 an (et des poussières).

Ma première gynéco avait certainement raison de ne pas s’affoler les premiers mois… mais, elle n’était pas à mon écoute et n’a pas su me rassurer. Au lieu de ça, j’ai eu droit à un remontage de bretelles en bonne et due forme (mais quelle c…. !!! )… réaction assez peu appropriée à mes angoisse, vous en conviendrez.

Du coup, sur les conseils d’un copain, je me suis tournée vers celle qui me suis depuis novembre 2008. Elle a entendu notre histoire, nous a prescrit un ou deux examens et nous a rassuré sur nos interrogations. Elle m’a diagnostiquée OPK (Ovaires Poly-Kystiques). En bref,  mes ovaires fabriquent trop de follicules et empêchent la maturation d’un seul. Donc pas d’ovule. Qui plus est, les OPK n’ovulent pas systématiquement et mes courbes précédentes se sont révélées effectivement anovulatoires. Voilà qui expliquait en grande partie notre attente.

Nous sommes partis en vacances et en rentrant, nous l’avons revue. Elle nous a expliqué les résultats de nos examens et nous a laissé 2 mois avant d’envisager un traitement.

Rien ne venant, nous avons été dirigé vers les IA (Inséminations Artificielles) et plus précisément vers les IIU (Inséminations Intra Utérine).

Ce qui nous rassurait, c’était son approche. Au vue de notre situation générale (période d’essai, nos âges respectifs, mes OPK…) elle ne souhaitait pas laisser « trainer » les choses ni nous épuiser inutilement si les traitements pour les IA ne fonctionnaient pas. Nous avions donc établis le programme suivant : 2 IA puis direction les FIV.

Elle nous a orienté vers un labo et a fait le nécessaire en terme de démarches administratives pour que tout ça aille au plus vite. Elle n’est pas intrusive ni indiscrète et n’a donc pas cherché à savoir si nous vivions ensemble depuis X années ou si nos essais dataient de plus de 2 ans comme l’exige le protocole.

Franchement, je veux bien entendre qu’un projet bébé doit être fondé et mûrement réfléchi… mais où est-il écrit que les années communes préservent de l’échec d’un couple ??? Nulle part !!! Qui sont ces médecins qui freinent les démarches sous prétexte qu’à leurs yeux, le couple n’a pas encore assez patienté ? pas assez galéré ? pas assez souffert ?

Loin de tout ça, vous l’aurez compris, ma gynéco nous a toujours soutenu dans nos projets et nos démarches. Elle est géniale ma gynéco ;-)

Bref ! Reprenons le fil de l’histoire : les deux IA n’ont rien donné… et contre toute attente, le +++ tant attendu est arrivé tout seul.

A celles et ceux qui pensent que c’est ds la tête, je leur réponds que  c’est une réflexion un peu simpliste et que selon mon gynéco, spécialiste de la fertilité (BAC + 11, faut-il le rappeler ?!), ce n’est pas ds la tête que ça se passe… mais plus bas ! Elle explique ma grossesse par le fait que les traitements agissent un mois après leur arrêt et que dans notre cas, nous avions besoin d’une petite aide extérieure.

Quoiqu’il en soit, je ne regrette rien de ce « petit » parcours : ni les examens, ni les piqures (Gonal-f), ni les prises de sang + échos toutes les 48h ! Notre couple s’est aussi construit et renforcé à travers tout ça.

Et surtout : aujourd’hui, je suis en route vers mon rêve !!! :-)