La PMA, les procédures médicales à l’épreuve de l’épuisement

Notre parcours dans l’infertilité n’est pas facile, comme pour tous les couples, mais je me suis rendue compte combien nous étions encore préservés des douleurs et de la lassitude de ce combat.

Je dis cela car récemment en parlant avec des forumeuses j’ai réalisé combien le parcours de certaines est long et rempli de déceptions. En France, les médecins peuvent proposer jusqu’à 6 inséminations avant de se tourner vers la FIV. J’ignorais cela et je m’en étonne surtout. L’argument en faveur de ces IAC à répétition est que c’est une procédure moins agressive que la FIV. Il serait normal d’y recourir (quasiment obligatoirement) avant de procéder à la fécondation in vitro.

Je ne pense pas que les IAC soient inefficaces mais les médecins se rendent-ils compte de l’impact psychologique de tous ces essais sur le couple? Il peut bien se passer deux ou trois années, le temps de faire ces 6 inséminations sans qu’aucun résultat positif en résulte. A ce moment-là les couples arrivent épuisés vers leur première FIV au risque d’abandonner l’idée d’en essayer une 2e en cas d’échec.

Cela m’a fait penser a un couple de mon entourage dont j’ai eu connaissance de leur infertilité. Ils ont passé des années à faire des inséminations infructueuses jusqu’au jour ou ils ont décidé de changer de médecin. Ce dernier a été stupéfait qu’au vu des résultats du spermogramme, on ne les ait pas dirigé bien plus tôt vers la FIV. Leur première FIV a été concluante. Voila que tout se termine bien.

Ces histoires de vie m’ont touchées et m’ont faites réaliser que nous avons « de la chance » dans notre parcours. Évidemment cela n’enlève rien à la difficulté d’en passer par là, mais aujourd’hui nous sommes encore confiants et plein d’espoirs (pas encore déçus).

En effet, après les examens de mon mari, la gynécologue nous a directement dit de nous tourner vers la FIV. J’ai eu beau insister pour avoir une IAC en premier lieu mais elle a refusé, nous assurant que ce serait une perte de temps. Nous avions été tellement déçus pensant carrément que notre cas était désespéré. Le problème n’était là mais que selon elle, les bénéfices de la FIV sont clairement plus supérieurs à ce que l’on aurait pu attendre de plusieurs IAC. Évidemment, nous ne pourrons jamais le savoir puisque rien n’a été tenté. Mais nous ne sommes pas encore « rincés » par les échecs et partons confiants dans cette FIV.

Au final, aucun parcours ne se ressemble même si l’origine de l’infertilité est la même. En effet, seul le corps médical décide de ce qui est bon et approprié. Je pense que le tout est d’avoir confiance en son praticien et en l’équipe qui l’entoure.

Je ne saurai que conseiller de se tourner vers ceux qui offrent les meilleures références médicales et technique mais aussi une ouverture d’esprit à l’écoute de leurs patients.

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