Archives mensuelles : décembre 2012

La bonne blague!

Placenta bipartite praevia.

A vos souhaits.

Kécéça ??

Un placenta dédoublé avec un des 2 morceaux recouvrant le col de l’utérus.

Ah ah! La fête, hein ? En fait, non. Pas vraiment. Il n’y avait qu’à voir la tête de Gygy Grand-chef indien. Il nous annoncé qu’il allait falloir faire notre deuil d’un accouchement par voie basse et que les mois qui allaient arriver s’annonçaient sous le signe d’un repos strict: un effort inconsidéré ou des contractions pourraient déclencher des saignements important de la zone qui unit les 2 placentas, sans doute fort vascularisée. Avec, à la clé, un risque d’hospitalisation en MIC (Maternal Intensive Care, une unité spécifique enclavée dans notre maternité). Pour cela, l’écho morphologique du 25 janvier prochain sera hyper importante et on a de la chance: le médecin qui réalise ce type d’écho dans notre hôpital est une pointure dans son genre. On sait que le diagnostique sera plat, impersonnel (il est réputé pour être peu empathique) mais précis et fiable à 99%.

Ah oui: j’allais oublier la prescription d’un antibiotique! « Car une amniotite est si vite arrivée, hein Mme B.! On ne va pas risquer en plus une fissure de la poche des eaux: on y tient, à ce bébé! ». Sans blague…

La bonne nouvelle, c’est que notre gaillard, là, dans mon bidou, n’a pas l’air de souffrir de la situation: hyper tonique, il est en plus au-dessus des courbes. 18 cm tête-talon et 250 gr (au lieu des 160/170 qu’il devrait faire). La cantine a l’air d’être bonne, ça me console des 8 kilos déjà pris, accentués par une rétention d’eau précoce. Hier, alors que je disais à gygy que je le sentais encore assez peu, il nous a fait un fait un show qui a duré jusque dans le milieu de la nuit: et que je te fiche des petits coups de pieds, et que je me retourne tout plein. Cet enfant protestait peut-être contre cette longue écho, allez savoir!

En sortant de là, munie de mon certificat d’incapacité, on était tous les deux un peu sonnés, avec Chat d’Amour… La conception de notre bébé avait été médicalisée. Son suivi, ainsi que sa naissance, le serait définitivement aussi. Tout se bousculait dans ma tête: images de césarienne, moi enfermée à la maison les 4 prochains mois (genre, lionne en cage), moi hospitalisée (genre, besoins dans le bassin).

La flippe totale.

J’ai juste eu le temps de repasser au magasin, annoncer à une équipe prostrée et une adjointe sous le choc que je ne revenais que pour dire au revoir…pour 9 mois!

Depuis, je suis hyper attentive aux signaux de mon corps, avec conséquence anxiogène à la clé, évidemment: quand on pense que tout roule et que lors d’une banale visite de contrôle, on vous trouve un truc chelou,…on se dit que niveau intuition (encore une fois hum), on se pose-là.

Et je frissonne rétrospectivement avec horreur au souvenir des caisses soulevées, des escaliers tortueux montés cent fois les bras surchargés de fringues, des échelles traînées après moi dans des couloirs encombrés…qui auraient pu provoquer une rupture utérine. Je sais: c’est idiot, stérile, ça ne sert à personne…mais on le veut tellement, ce mini-nous… que maintenant j’ai pris stupidement le contre-pied. A moi le canapé les jambes surélevées dès que possible, les promenades de mamie, les aliments sains! Je serai le plus parfait cocon pour notre bébé: qu’au moins je compense ce vilain placenta tout biscornu ;-) !

 

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire