Archives mensuelles : novembre 2012

Les idées reçues sur le 1er trimestre…ou pas.

Toutes les grossesses sont différentes…quoique.

Il y a tout de même des symptômes qu’on a toutes endurés…et plein d’histoires de légendes urbaines qu’on a du ingurgiter, stoïques, venant de mémé/tatie/lacopinequiajamaiseudebébé.

Certains symptômes sont attendus comme le messie par chaque femme désirant un  enfant…mais les premiers qui sont désespérément scrutés par les pmettes: ce sont les symptômes de grossesse post-transfert. Pour ma part, la fameuse intuition caractérisant la future maman s’est carrément posée là: pour moi, c’était encore fichu, point. Rien ne différait de mon super spm habituel et j’ai fait un test pipi uniquement pour pouvoir arrêter les 3 ovules de progesterone/jour. Waouw.

Quoique.

Avec le recul, il y a quelques petites choses qui auraient pu me mettre la puce à l’oreille: troubles du sommeil à partir de J7 post-transfert de mon blasto (cauchemars, insomnies), sciatique en rogne au même moment et chat habituellement asocial collé à moi 24/24h. En cause: la fameuse hormone de grossesse, championne pour perturber le sommeil, relâcher les ligaments et perturber nos chers animaux de compagnie :-)

Les VRAIS symptômes sont arrivés bien après, n’en déplaisent aux nausées qui m’ont assaillies dès que mon test a viré au rose: psy-cho-lo-giques ;-) ! Parce que c’est la montée du taux BhCg qui les accroît et à genre 3SG, il est rarement très élevé… Sont apparus très vite (à 5 SA): les seins gonflés et douloureux, les pipis la nuit (l’utérus en grossissant comprime la vessie), les douleurs ligamentaires et…l’acné. A 6SA, je fanfaronnais toujours: quasi pas de nausées, nananère !

Raté. J’ai été noyée de nausées (pas matinales, ce serait trop simple: de la fin de matinée, en crescendo jusqu’au soir) dès le lendemain du jour où une de mes collègues me disait « mais t’as trop de chance: moi j’ai été malade comme un chien ».

Et c’est encore le cas aujourd’hui, avec en prime ce goût atroce de sang dans la bouche qui ne me lâche pas. Et des douleurs ligamentaires toujours musclées et qui avec fourberie changent de visage avec l’avancée de la grossesse: de tiraillements lancinants, je peux parfois ressentir des pointes fulgurantes jusque dans les cuisses. Autre souci  d’une trivialité extrême :-) : les problèmes intestinaux, causés par le mélange hormones + utérus qui grossit. D’où des gazs à longueur de temps, le repas de midi qui se digère au moment de prendre celui du soir et la constipation. Et un appétit qui ferait pâlir Gargantua: résultat + 4kg ! Et la libido…entre gerbito, dodo à 21h et le bidou qui tire: le NEANT.

Euuuh, y a t-il des avantages à être enceinte, me diront celles qui n’ont pas encore pris leurs jambes à leur cou ? Oui: des seins qui sont passés d’un petit 80 B à un 100 C, une jolie peau, des cheveux tout brillant (que tu pourrais faire de la pub pour l’Oreal), un bô bidon tout rond. Et puis surtout, surtout: l’impression d’être une amphore pleine d’un liquide précieux! Chat d’amour célèbre mon ventre enfin fertile à longueur de journée (genre qu’il pourrait presque m’ériger en divinité et me danser autour), les gens sont tout choupinous (sourires chamallows, félicitations empressées ou émues) et le voisin de palier qui aurait préféré avant me passer dessus dans les escaliers se précipite pour porter mes paquets (ne pas hésiter à laisser ostensiblement ouvert manteau et cardigan et pousser légèrement son bidou en avant).

En bref, de toutes les nouvelles aventure, celle de la grossesse est la plus belle.

Surtout qu’il y a parfois de quoi rigoler sous cape quand:

1° On vous dit que, pendant la grossesse, si on éprouve une peur soudaine il ne faut surtout pas poser les mains sur son ventre: le bébé naîtra avec un stigmate physique de cette peur (au choix: une verrue, une verrue sur le nez ou pas de nez du tout, tiens). Véridique et ça ne venait pas d’une mémé décatie mais d’une collègue bien plus jeune que moi.

2° Pour éviter les nausées, il faut manger un truc au lit avant de poser les pieds par terre. Résultat: tu vomis ENTRE ton lit et les toilettes parce que tu n’as eu que le temps de te lever à moitié.

3° Si tu manges sucré: une fille (le contraire pour un garçon, évidemment). Tu prends de partout ? Encore une fille. Tu as LE MASQUE (n’insistez pas, je ne sais toujours pas ce que c’est… Peut-être qu’un matin tu te lèves avec la tête du Joker dans Batman, va savoir): c’est un garçon. Le calendrier chinois est IN-FAI-LLIBLE: tu as ovulé le 5 septembre et tu as 35 ans: une fille! Résultat: je prends de partout, j’ai pas LE MASQUE DE GROSSESSE (?) et le calendrier nous a prédit une fille: paf, it’s a boy, folks !

Prochaine étape: nouvelle écho le 27 décembre avec résultats du tri-test. Et puis j’attends avec impatience de sentir mon loulou bouger pour la 1ère fois…

Et c’est tout…pour le moment ;-) !

 

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It’s a boy !!

Ben tiens! On était encore plus cinglés pour cette écho: on allait enfin avoir la clarté nucale…et surtout vérifier l’efficacité de mon intuition maternelle en recevant la confirmation que je portais une princesse.

Hé ben je repasserai niveau intuition maternelle, comme dirait l’autre :-) : à peine sur le fauteuil (non sans que j’aie fait remarquer au préalable à un gygy sceptique que mon poids s’était stabilisé à + 3,5 kg), Grand-chef indien s’est mis à rire. « C’est un garçon! »

Moi: « Hein?

-Oui, là: regardez!

- Ah nan nan je ne vois rien!! Hé pis y’a rien qui remonte, là! Hein, Chat d’amour??

- Mais enfin, Mme B.! Regardez-LA: vous voyez bien à quel point ça dépasse ?!!

- Ah ben d’accord, alors » lui ai-je concédé, complètement sonnée. C’est alors que, me retournant vers mon homme, je le vis sautiller sur place avec le poing en bouche, visiblement en train de réprimer un cri de joie guttural.

C’est aussi là que des centaines d’années d’évolution se sont gommées en un clin d’oeil, alors que je peux constater la complicité (ou devrais-je dire ‘connivence’) qui s’établit dès lors entre les 2 individus de sexe mâle de la pièce. Blague sur les longueurs de zigounette de la gent masculine , rires gras et tapage sur les cuisses. Consternation.

Rhabillée et de retour dans son bureau, il me donne les papiers pour le tri-test, toujours aussi hilare (nan nan, ça ne me tape pas sur les nerfs) et me confirme que ma grossesse se déroule bien, malgré les fortes douleurs que j’ai endurées ces derniers jours. En cause: des ovaires encore gros (because dernière Fiv) et un utérus qui remonte, bousculant là-dessous toute une série d’organes afférents.

Sur le chemin du retour, on se regarde et on éclate de rire: la pression retombe, notre bonheur nous éclate à la figure. Un ptit mec! On appelle nos parents, ainsi que le parrain (je n’ai pas encore fait ma demande à la marraine): et nous voilà de nouveau embarqués dans la machine à remonter le temps! Les papys pleurent: « la relève est assurée », on me remercie (Nan mais de rien ??). J’appelle mes collègues (qui ont vécu les 2 Fiv pas à pas avec moi) et elles se bousculent au téléphone en hurlant de rire: elles m’avaient toutes prédit une fille, sauf une. J’ai le coeur léger comme une bulle de savon: malgré mes assurances de porter une pépette, j’appréhendais nos futures liens. Because? Des rapports très difficiles avec une mère omniprésente, intransigeante et jalouse… de mes 12 ans à jusqu’à très récemment. Je sais que je me serais battue pour ne pas reproduire le schéma…mais jusqu’où va dans ce cas-là l’inconscient ?

Savoir le sexe concrétise fort ce bébé: à peine rentrés, on s’est jeté sur les décos de chambre de ptit gars, de fringues, de doudous,… On a repris les prénoms qui nous plaisaient, LE prénom qui nous emballé dès que prononcé.

Mais ça… Chuuuuut, ce sera notre petit secret pendant encore 6 mois ;-) !

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Echo des 11 SA

Cette écho où on allait calculer la clarté nucale est une étape importante… pour ce petit bout, pour moi. Car je n’arrive toujours pas à croire que tout se passe au mieux, que je suis la seule dans le trio des fivettes devenues enceintes du forum qui n’a pas eu de décollement placentaire ou d’hématome. Je me dis qu’il va y avoir une couille dans le potage, quelque part, que la clarté va être mauvaise ou suspicieuse. Que le tri-test va foirer.

Je trouve que ce rdv est un peu tôt pour mesurer la clarté nucale mais on est tellement content de revoir notre étoile!

Et en effet, gygy mesure et nous annonce une clarté nucale « à priori » de 1 mm mais Chouchou mesurant 4,6 cm, il nous déclare d’emblée qu’il faudra revenir dans 2 semaines, tout en mettant pour la 1ère fois le doppler en marche.

Et c’est la musique des anges qui se déverse par le haut-parleur !! Ces battements de coeur me retournent les tripes, et inexplicablement, emmène le mien à chevaucher de concert avec lui: il s’emballe, le bougre! Il explose presque dans ma poitrine, les larmes me montent aux yeux. Je me tourne vers mon homme, tétanisé lui-aussi, incapable de détacher ses yeux de l’écran, où ce presque-foetus ressemble déjà à un bébé avec ses mains et ses pieds si délicats, ses doigts et ses orteils bien formés.

Au moment où je dis à gygy qu’il ne bouge pas beaucoup, on voit notre crevette qui rue, agite les bras et nous tourne le dos, sans doute outré qu’on dérange sa sieste! Je reste bouche bée et me tourne une nouvelle fois vers mon homme: je crois que c’est là que je prends conscience que ce bébé grandit dans mon ventre, que c’est déjà une petite personne, que je suis déjà maman. Le futur papa est au bord des larmes, lui aussi: on est sous le choc, sous le charme. On vient de tomber amoureux, d’un bloc.

Je dévore l’écran des yeux, à la recherche du bourgeon génital (oui, on ne se refait pas :-) ): et je crie que le bourgeon est parallèle au sacrum!! C’est une fille (en même temps, c’est ce que je crois depuis le début et je n’en démord pas)! Gygy est mort de rire: c’est trop tôt évidemment. Comme si je ne le savais pas ;-) : le bourgeon génital peut se relever jusqu’à la 15e semaine. Rien n’est joué (mais je SAIS que c’est une fille, na)!

Euuuuuh par contre, j’ai oublié de dire que gygy m’a taquinée sur le poids pris depuis le début: 5 kilos! Aouch :-( … En même temps, depuis que j’ai vu bibou aussi clairement, il n’est plus question désormais de me gaver avec n’importe quoi: je mange donc du raisin au lieu de cookies et une tartine grillée au lieu d’un paquet de chips quand j’ai une fringale. Ca ne calme pas mes nausées mais au moins, ça me donne meilleure conscience… mais je reviendrai dans un article suivant sur tous les bobos du 1er trimestre, promis ;-)

Prochaine écho: le 19 novembre!! Et si bibou veut bien, on saura si on s’apprête à accueillir un prince ou une princesse :-) !

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