Je déménage…

Changement d’adresse car ce blog ne peut pas accueillir tellement de photos…

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Mon premier body

 

Aujourd’hui est un grand jour!!!

Pour le récompenser de son courage et encourager ses progrés, Pierre a eu le droit de s’habiller!!! Quand même, il était temps!!! Dix jours de vie en couche, ça commencait à bien faire, il est coquet notre Loulou… Il a donc été vêtu par les mains expertes de Christelle, son infirmière,( d’un body taille 00 soit destiné à un bébé mesurant 42 cm à peu prés). Bon, Pierre n’en fait que 35 mais ça lui va quand même trés bien… J’étais vraiment encore plus fière de lui. L’intérêt, c’est qu’en plus de le réchauffer, le body maintiendra bien ses électrodes (les vilaines faisaient une fugue à chaque calin avec Maman ou Papa!!!).

Ensuite, nous avons fait un calin d’une heure à peu prés mais ce jeune homme a eu du mal à trouver sa place dans les doudounes de Maman. Pourtant, elles ont pris un sacré volume, ça devrait quand même être confortable. C’était trop mignon, il n’arrêtait pas de chercher ses doigts pour les mettre dans sa bouche…

Propre comme un sou neuf…

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Parce qu’on ne pouvait quand même pas le laisser avec sous les bras des traces de sang de Maman et les cheveux tout collés sur la tête, Pierre a eu droit, lundi 25 mai 2009 à sa première douche…

Bien entendu, celle çi a eu lieu dans sa couveuse avec de l’eau stérile chauffée. On notera au passage, les gestes assurés de l’infirmière. Merci à elle pour ce beau moment avec notre petit coeur…

Enfin dans nos bras…

 

Dès son arrivée dans le service, nous avons l’immense surprise et la joie intense de nous voir proposer de prendre notre fils pour la première fois dans nos bras. Je ne peux pas décrire la sensation que m’a procuré le contact de sa peau contre la mienne. Dire que j’ai pleuré de bonheur est, il me semble, complètement superflu. Ses petites mains et ses petits pieds qui s’agittent contre ma poitrine et mon ventre, c’est du bonheur à l’état pur… comme une évidence… je respire son odeur et je sens mon coeur se gonfler d’amour pour lui. Son père est lui aussi en admiration et savoure ses moments de bonheur intense.

 

La réanimation néonatale.

A peine partis de la maternité, Namour et moi avons donc pris la voiture pour nous rendre à 1 km de là,  au CHU pédiatrique Gatien de Clocheville. Nous avons la chance d’avoir sur Tours des hopitaux d’excellente qualité et Clocheville  est, il me semble, dans le peloton de tête des meilleurs de France. En effet, beaucoup d’enfants des départements et régions alentours y sont accueillis…

Pierre a donc emménagé au « lit » n°7 du service de réanimation néonatale, qui accueille, en ce moment, une bonne dizaine d’enfants dans des états proches de celui de Pierre. Il y reçoit des soins en tous points identiques à dont il bénéficiait à l’UPM.

Il a été equipé d’un catheter central alors qu’il avait jusqu’à maintenant un cathéter ombilical. C’est à dire que son cordon n’avait pas été clampé comme tout les bébés et que dessus avait était installé un cathéter (comme une perfusion…). ce système ne peut malheureusement pas être utilisé longtemps car il ne permet pas un débit suffisant, ni le passage de solutions plus riches. Il a donc maintenant un cathéter long et souple (que les soignants appellent « nouille ») qui part de son avant-bras et court dans une grosse veine jusqu’à l’entré de son coeur. Ainsi, l’apport en volume et en nutrition de la perfusion peut être augmenté. Ca ne lui fait absolument pas mal.

Toutes les constantes de Loulou sont enregistrées sur un « scope », un écran sur lequel on peut visualisé sa fréquence cardiaque, sa saturation en oxygène et sa fréquence respiratoire.

Trois infirmèr(e)s se relaient toutes les huit heures pour assurer la surveillance et les soins de Pierre. Sa glycémie est régulièrement testée grâce à une goutte de sang prélévée au niveau de son talon et la perfusion  ajustée en fonction du résultat. Il subit bien entendu d’autres examens, des échos pour son coeur et son cerveau (pas d’hémorragies, oufffff!!!!), ainsi que pour son abdomen.

Il a également une sonde gastrique, par laquelle on lui donne toutes les quatres heures 2 mL du bon lait de Maman. Ce lait ne sert pas à l’alimenter pour l’instant, il sert simplement à entretenir et nourrir son tube disgestif.

Il reçoit comme tous les bébés des soins du nez, des yeux et de la bouche avec du serum physiologique et un petit tuyau semblable à un mouche-bébé miniature. On lui change ses couches (toutes petites couches…) qui sont parfois pesées pour vérifier qu’il fait suffisament pipi.

Voilà, à peu prés, à quoi ressemble le quotidien de Pierre depuis aujourd’hui une semaine.

Bon anniversaire mon Loulou pour ta première semaine de vie!!!

Quelques photos de Pierre…

 Quelques clichés de Pierre qui n’est évidement pas un bébé Cadum mais que son père et moi trouvons magnifique malgré tout… On le voit sur la photo: il est tout couvert d’un duvet tout blond. Ses cheveux sont eux, complètement bruns. Son apparence est finalement celle d’un bébé né à terme même si tout est beaucoup plus petit… Il a des ongles aux mains et aux pieds…

L’UPM (Unité Pédiatrique en Maternité)

 

 

Notre Loulou

 

Il s’agit d’une unité de soins intensifs situé au sein de la maternité. Les enfants nés à la maternité Olympe de Gouges  et qui comme Pierre nécéssitent des soins et une surveillance importante y sont hospitalisés. L’interêt, c’est que ce service est situé au même étage que la maternité, les mamans peuvent donc s’y rendre sans se fatiguer et sans restrictions horaires. Il m’est même arrivé, durant les deux jours que j’ai passé à la maternité, d’y aller au milieu de la nuit pour me rassurer.

Pierre y est arrivé dès les premières minutes de sa vie, il a trés vite été  placé dans l’incubateur (en gros, c’est un ventre de maman)… Il y fait chaud (37°C) et humide (80% d’humidité) pour ne pas que sa peau s’abime. Un masque a été placé sur son nez qui lui procure l’oxygène et qui l’aide à bien maintenir ses alvéoles pulmonaires bien ouvertes. Il n’a été intubé que quelques minutes, le temps d’injecter dans ses poumons le surfactant qui assure le bon fonctionnement de ses poumons. De petites électrodes sont placées sur sa poitrine pour surveiller son coeur, une sonde posée sur sa peau mesure sa saturation en oxygène, une autre mesure sa température en continu…

C’est donc devant cet incubateur que j’ai fait connaissance avec mon fils à peine trois heures aprés l’avoir mis au monde, mes joues pleines de larmes et le coeur plein de culpabilité de n’avoir pas su lui offrir une meilleure venue au monde.

Pierre est resté deux jours au sein de cette unité, les médecins préfèrent transférer vers l’hopital pédiatrique Gatien de Clocheville des enfants qui ont eu le temps de bien se stabiliser. Durant tout ce temps, j’ai pu voir mon fils autant que je l’ai voulu. Les médecins et les infirmières chargés de prendre soin des bébés ont tous fait preuve de compréhension et d’écoute envers Namour et moi. Ils ont su nous rassurer, nous expliquer et nous permettre de garder espoir.

Le moment du transfert a été un déchirement total, je n’ai pas pu me retenir de pleurer en voyant mon fils partir dans la couveuse de tranfert, énorme machine, qui devait emmener notre fils loin de nous… Namour a fait preuve d’un courage sans égal, il a su retenir ses larmes pour ne pas amplifier ma peur et mon chagrin. J’ai toujours su que mon homme est merveilleux…

J’ai du attendre encore une heure avant qu’une sage femme m’examine et me donne son accord pour quitter la maternité deux jours seulement aprés avoir accouché. Si j’avais pu, je serai partie en courant!!!!

L’arrivée de Pierre

C’est donc en début d’aprés midi, le lundi 18 mai que j’ai ressenti les premières contractions qui devaient conduire à la naissance de mon loulou d’amour. Elles furent d’abord complètement indolores mais suffisament marquées pour que je les ressente et que j’en note la fréquence… J’ai donc décidé d’appeler la sage femme pour lui dire, elle me fit prendre mon comprimé d’Adalate un peu avant l’heure prévue. Jamais je n’aurais imaginé que ces contractions ne cèderaient pas…

Namour est arrivé un peu avant le milieu d’après-midi, les contractions continuaient. Il m’a convaincue de rappeler la sage femme qui en touchant mon ventre a été obligée de constater que j’avais des contarctions assez fortes. Après avoir consulté l’interne de service et fait un enregistrement au monotoring, elle me donne un autre traitement qui consiste à prendre un comprimé d’Adalate tous les quarts d’heure pendant une heure. J’exécute à la lettre parce que je commence quand même à me faire pas mal de souci. Elle laisse le monitoring tout en me précisant que les sondes peuvent entrainer des contractions. Le traitement a l’air de vouloir faire de l’effet, les contractions semblent moins rapprochées et moins intenses (parce qu’il faut souligner que d’indolores en début d’aprés midi, elles étaient passée à franchement génantes même si je n’en étais pas à me tordre de douleur)…

Namour a donc profité de cette acalmie pour aller nourrir le chien et manger lui-même un petit quelque chose. On m’apporte un petit quelque chose à manger aussi mais je ne touche à rien, je n’ai pas trés faim et en plus c’est au moins la sixième barquette de haricots verts qu’on me donne depuis une semaine!!!! Je suis constipée mais faut pas exagérer quand même!!! Petit à petit, je sens ces conn… de contractions qui refont leur apparition en fanfarre. Namour revient, on regarde la télévision ensemble, les contractions commencent à faire mal et à se rapprocher, je rappelle la sage-femme. Elle décide aprés avis de l’interne de me faire un touché , au risque d’aggraver la situation mais il faut bien qu’elle voit où on en est au niveau du col et si les contractions agissent dessus. Je ne me fais pas trop d’illusions et elle balaye mon dernier espoir en me disant que les contractions sont efficaces sur le col qui est ouvert à 3 cm… Elle décide d’être prudente et de me conduire en salle de travail parce que même si on va me remettre la perfusion de Tractocyl, elle veut pas risquer de me voir accoucher dans la chambre. J’essaye de me rassurer en me disant que la perfusion a fonctionné une fois, elle peut trés bien stopper l’évolution du travail. La sage-femme me dit que je peux encore gagner des jours si le travail s’arrête, même si le col est ouvert….

Direction donc les salles de travail!!!! On me confie à une sage-femme du bloc qui me remet sous perfusion. Elle est assistée d’une élève sage-femme de deuxième année, elle est gentille, me passe le bassin plusieurs fois parce que j’ai sans cesse envie de faire pipi. Les contractions ne cessent pas, elles empirent même!!! Namour surveille les minutes qui les séparent. Les répis passent de 15 min à 8 min. Je commence à pas mal souffrir, on me redonne le bassin pour faire pipi. En m’essuyant je remarque du sang, je panique. Estelle, l’élève, me dit que c’est normal, c’est le col qui saigne. Les contractions continuent à se rapprocher, on me refait un toucher, le col est à 4,5. Je comprend que je vais accoucher, je m’inquiète pour le bébé. Je souffre atrocement. Namour, qui sait que je ne suis pas douillette, a une grosse boule dans la gorge de me voir me tordre comme ça.

On me dit que l’anesthésiste va arriver pour la péridurale mais qu’elle est occupée ailleurs. Le service était quasiment vide à mon arrivée et j’ai dû contaminer les autres femmes enceintes parce que c’est un peu encombré maintenant. Il ne reste qu’un bloc de libre. Je me tord de douleur, je ne peux pas m’empêcher de crier. J’ai honte, j’ai l’impression que je vais faire caca, on me répond que c’est normal, que c’est le bébé qui pousse. L’anesthésiste finit par arriver, ( si je pouvais, je l’embrasserais de soulagement!!! La péri!!! La péri!!!

 On fait sortir Namour, on me fait asseoir sur le bord de la table, dos bien rond et épaules relachées. On me dit de ne pas bouger… Elles sont rigolotes, je souffre le martyre tout en me retenant de pousser. J’ai l’impression que je vais faire caca!!! Tout à coup, ca coule de mon vagin, il y a du sang. Je viens de rompre la poche des eaux. La petite demoiselle se met face à moi et me tient les mains pour me rassuser.

L’anesthésiste installe le cathéter, je ne sens quasiment rien, ca pique un peu. On me rallonge en me disant que la péri met a peu près 20 minutes pour faire effet. Je me dis que je ne tiendrais jamais, j’ai des contractions toutes les deux minutes. La sage-femme fait un touché, et là SURPRISE!!! Elle me dit que le bébé est là, elle dit à l’anesthésiste de ne pas mettre le produit, ça ne sert à rien, le bébé arrive. On relève les étriers, on y installe mes jambes. Elle me dit que je dois pousser!!!

J’y vais à fond, je n’attend que ça tellement je souffre. Je n’ai même plus peur de la douleur. Je pousse de toutes mes forces, je reprend ma respiration et je repousse encore plus fort. Je sens la tête de mon bébé qui passe, ça fait comme une brulûre. Elle me dit de stopper la poussée, que je me débrouille bien.Je la sens tourner la tête du bébé, elle me dit de pousser pour dégager les épaules.

Ca y est, le  bout de chou est dehors, je l’entend pleurer!!! Une vague de bonheur et de soulagement m’envahit. Il pleure donc il respire… Je demande le sexe: c’est un garçon!!! On me demande son prénom, Namour me laisse répondre: il s’appelle Pierre. On l’emmène trés vite, je ne le vois que passer… mais il pleure, il vit.

Je suis étrangement sereine, soulagée. Namour m’embrasse, me dit qu’il est heureux. Je regarde l’heure: 3h59. On vient me donner des nouvelles de Pierre. Il est intubé, il pèse 993g mais il vit!!! On s’occupe de moi, le placenta doit sortir, on me presse le ventre, la sage femme me dit en plaisantant que c’est sa petite vengeance pour ses doigts que j’ai broyés, juste avant, pendant les contractions!!! Le placenta est expulsé, je demande à le voir: c’est pas trés joli mais on me montre la poche dans laquelle se trouvait Pierre.

 La couveuse fait son entrée dans la salle, je regarde mon fils, il est si petit, si fragile. Etrangement, je ne pleure pas… les larmes viendront bien assez tôt. La couveuse part vers le service d’UPM (Unité de Pédiatrie en Maternité).

On me fait une toilette, mon périné est intact, ni déchirure ni coupure. On me laisse seule, Namour part fumer une clope et boire un café, le pauvre l’a bien mérité… Il revient et vers 6h00 du matin, on me reconduit dans ma chambre. On me sert un petit déjeuner. Je ne veux qu’une chose: voir mon fils!!!

En MAP!!!! Pas de chance

J’arrive aux urgences du CHU aprés quelques minutes en compagnie des charmants ambulanciers du SAMU. Ils essayent de me détendre en me posant des questions… Fille ou garçon??? Je répond que c’est une surprise, que je ne sais pas, ils plaisantent en disant que c’est sûrement une fille pour être impatiente comme ça..

Aux urgences, on m’installe dans une pièce, on me demande un échantillon d’urine pour des analyses, je n’y arrive pas. Pas évident de faire pipi lorsque quelqu’un est entre vos jambes, tenant un petit flacon et attendant que vous fassiez dedans. On me laisse seule pour que je sois plus à l’aise, c’est bon, ça marche… On m’installe une perfusion (Tractocile) qui devrait calmer les contractions qui sont toujours là malgré deux comprimés supplémentaires d’Adalate. Aprés plusieurs heures dans ce box des urgences, les contractions ont l’air de céder, on me monte dans le service des grossesses pathologiques, il est plus de minuit, Namour est toujours là malgré le travail qui l’attend le lendemain matin. On m’installe dans une chambre qui devrait être la mienne pour plusieurs semaines parce qu’il semblerait que je ne rentrerai pas à la maison sans mon bébé dans les bras… J’arrive à convaincre Namour de rentrer à la maison, je lui demande de ne pas s’attarder parce que sinon, je ne vais pas tenir le coup et m’effondrer en larmes. Lui n’est pas beaucoup mieux mais il arrive à partir. Comme prévu, je m’effondre, une aide soignante (pas hyper sympa) m’apporte un plateau repas auquel je ne toucherai pas, je pleure… Elle me laisse avec pour seule compagnie un bassin, qui servira de toilettes puisque je n’ai pas le droit de me lever. la nuit est courte et difficile, beaucoup de larmes et peu de sommeil. Le lendemain, on m’apporte mon petit déjeuner. Le peu que je mange, je le mange allongée parce que je n’ai pas non plus le droit de m’assoir. J’ai juste le droit de relever le dossier à 45° maximun. On m’apporte deux cuvettes pleines d’eau et un savon dont l’odeur n’est pas sans rappeler celle de l’eau de javel et on me laisse me débrouiller. Le moral est au plus bas et ça ne s’améliore pas avec l’appel de Namour. j’essaie de ne pas craquer mais c’est trés dur. En plus la télécommande de mon lit est cassée et le lit est bloquée en position haute. Je suis vraiment haut, ça fait bizarre… Un anesthésiste vient me voir (au cas où…) puis un pédiatre (au cas où…) qui me parle de grande prématurité, des risques pour Bébé, des solutions existantes… Tous ces « au cas où » ne me rassurent pas tellement…

Je passerai tous les détails de la semaine passée dans ce service, le moral a fini par remonter grâce au temps qui passe, aux visites de mes proches, aux coups de fil des copines pour me remonter le moral, à la présence précieuse de Namour qui a tenu le coup pour moi, par amour, malgré la fatigue, les allers-retour, la gestion de la maison, etc… Les contractions ont disparu grace à la perfusion puis au bout de 48 heures, nous sommes passés à un comprimé d’Adalate toutes les huit heures. Mon état s’est bien maintenu comme ça pendant toute la semaine jusqu’au lundi 18 mai en début d’aprés midi, où les contractions ont fait leur grand retour!!!

La mauvaise surprise…

Je vais essayer de rapporter le plus fidèlement possible les derniers moments que j’ai passé avec mon petit flocon in-utéro… Je crois que finalement le surnom que je lui avait donné lui va comme un gant parce que notre petit bout de chou est aussi fragile que le plus fragile des flocons de neige…

Tout a basculé le 12 mai 2009, j’avais rendez vous pour une échographie de contrôle suite à des flux sanguins utérins un peu trop forts. L’échographie se passe bien, Bébé n’est pas un gros spécimen mais tout va bien. J’ai eu quelques contractions les jours précédents, je demande donc au médecin de bien vouloir mesurer mon col parce que lors du dernier rendez vous avec le gynécologue, il était un peu court. Elle introduit la sonde (hummmm pas cool!!) et là, je sens que le drame n’est pas loin, je le vois à son froncement de sourcils: quelque chose ne va pas… Et là, coup de massue, elle m’annonce que mon col est ouvert, elle me dit de me rhabiller mais que je vais être hospitalisée. Je ne comprend pas trop ce qui se passe, je vois arriver mon gynécologue en vitesse, je les vois examiner les clichés ensemble, ils parlent de membrane, de mesures, de poches des eaux… Mon gynécologue revient vers moi, me dit qu’il va m’accompagner aux urgences qui sont à l’étage supérieur mais que je vais être transférée vers le CHU parce que nous sommes dans une clinique qui n’accueille les femmes en MAP ( Menace d’Accouchement Prématuré) qu’à partir de la 32ème SA. Moi je suis à 26+5 SA… On me fait allonger sur un lit, je ne dois me lever sous aucun prétexte (c’est le docteur qui le dit!!!!!). On me laisse là, avec ma peur, toute seule puisque Chéri est à l’étage inférieur, en train de régler les honoraires (salés) de l’échographie. Je me mets à pleurer, une sage-femme vient me voir, essaye de me rassurer en me disant que plein de femmes sont dans ma situation, que si je reste allongée, tout se passera bien, que Bébé n’arrivera pas tout de suite… Chéri arrive enfin, il me console, me tient la main… Le Dr G., mon gynécologue revient en me disant qu’il est en train d’organiser mon transfert vers le CHU mais que ce n’est pas sûr que je reste à Tours parce qu’il faut une place  dans le service des grossesses pathologiques pour moi mais aussi une place en réa-néonat pour le bébé au cas où… Chéri et moi, on commence à s’inquiéter parce que les autres hopitaux sont à Poitiers ou à Orléans, soit à plus de 150km de chez nous… La sage-femme revient, me fait avaler des comprimés (Adalate) qui sont censés stopper les contractions, me pose le monitoring et m’installe une perfusion. Le Dr G. revient avec de bonnes nouvelles, il y a de la place à Tours, je vais pouvoir partir avec le SAMU.

Le SAMU arrive une demi heure plus tard. Entre temps, le Dr G. est revenu m’expliquer la situation:  mon col est encore assez long (29 mm) mais il est ouvert sur la quasi-totalité de sa longueur, il semblerait qu’il soit juste fermé au niveau de son extrémité vaginale mais ils n’en sont même pas sûrs. On ne m’examinera pas pour le vérifier car trop de risque d’aggraver la situation. Le souci majeur réside dans le fait que la poche des eaux fait saillie dans l’ouverture qui s’est formée du coté utérin du col, heureusement, elle n’est pas encore engagée dans la vagin… Le Samu est là, on me ficelle dans la civière et en route!!! Chéri suivra avec la voiture jusqu’au CHU…