Archive pour la catégorie ‘les IACs’

15- 4ème IAC — et rdv endrologue

Vendredi 20 février 2009

Bon, sans aucune surprise, mes rrr ont débarqué ce matin à 14 dpo.
Voilà, ma 4ème et dernière IAC est donc —  Faut croire que ce n’était pas la procédure adaptée pour nous… Soit les zozos et mon ovulation ne se sont jamais rencontrés soit la fécondation n’a jamais été possible…
Nous voilà donc partis pour les FIV si notre dossier est accepté (réponse mardi).

Je suis donc les consignes données lors de notre rdv à Toulouse: aujourd’hui, j’appelle le labo et le gygy. Pds à J3 impérative donc dimanche matin (chouette, adieu ma grasse mat’!) et écho des follicules entre J3 et J6.

Pas trop trop le moral mais c’est plus de la lassitude face à tous ces échecs… Je perds un peu plus confiance à chaque procédure ratée, j’espère retrouver cette confiance pour laisser une chance à la FIV…

 

Parallèlement, nous avons eu le rdv avec l’endocrino pour mon surpoids. Effectivement, il va falloir perdre quelques kgs avant la FIV (- 7 pour être précise). Elle a proposé un objectif réaliste pour moi et qui ne retardera pas trop la procédure. Ca m’a quand même fichu un coup de l’entendre dire « vous n’en êtes qu’aux premiers rdvs, vous avez donc 2/3 mois devant vous pour les perdre avant que ça commence. »

QUOI ??? 2/3 mois d’attente encore ??!!!

Bref, me voilà donc au régime et ronchon car c’est une épreuve de force pour moi ! Mais c’est pour une cause très très très importante alors…

Le D. Mont**** et le gygy qui va me suivre sont donc au courant (par un courrier de l’endrocrino) qu’elle a jugé nécessaire une perte de 7 kg avant la FIV… A moi de faire mes preuves !

13- 4ème IAC

Jeudi 29 janvier 2009

Ca y est, j’ai commencé le traitement pour l’IAC4.

Comme on s’en doutait, mes 2 cycles de repos ne m’ont pas apporté de grossesse… Je ne ferai jamais partie de ces chanceuses qui tombent enceintes entre 2 IAC ou juste avant une FIV (comme c’est encore arrivé à une copine du forum il y a quelques jours. Comme quoi, les miracles existent !).

Nous avons donc repris nos petites habitudes avec chéri et j’en suis à 2 piqûres pour l’instant (3ème ce soir). J’ai rdv mardi prochain pour l’écho de J10.

Je vais essayer de le prendre cool cette fois-ci, d’autant plus que la grosse machine FIV nous attend avec notre 1er rdv dans moins de 15 jours.

Et puis, la maison occupe tous mes esprits en ce moment et poncer les joints, tout mon temps libre !!

 

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Nous sommes le 6 février et j’ai fait l’IAC4 ce matin !!

Tout est allé très vite pour ce cycle.

Pds et écho mardi soir à J10 où j’apprends que vu mes taux, mon endomètre et mes follicules, il faut déclencher mercredi soir (J11) et faire l’insémination vendredi matin (J13).

J’ai donc un arrêt de travail pour le jour J, Doudou se débrouille pour le boulot et nous voilà partis pour le labo ce matin….

Et on y est allés sans pression. Aussi zen que les 15 jours précédents…

Si les taux de zozos montent, c’est formidable ! Si ce n’est pas le cas, pas de regrets, ce sera la dernière et après, à nous la FIV.

Quoiqu’il en soit, je ne sais pas si c’est l’état d’esprit, le soleil qui commence à sortir ou le BETASELEN (zinc) que mon chéri a pris pendant 2 mois 1/2 mais le labo a pu préparer 2.4 millions de spermatos !!!

On est donc arrivés là-bas bien contents et détendus.

L’IAC a été douloureuse comme d’hab mais plus prometteuse que la dernière et cette fois-ci, au lieu de pleurer avant, pendant et après, j’ai plaisanté avant, discuté pendant et bouquiné après !

Les dés sont jetés et mardi s’ouvre un autre chapitre, celui de la FIV. On verra donc ce que les mois à venir nous réservent sachant que, vu les taux d’aujourd’hui, l’IAC5 sera peut-être au programme du coup.

 

Et je remercie toutes les filles pour leurs petits commentaires !

 

 

12- Ca y est, on est en 2009 !!!

Samedi 3 janvier 2009

BONNE ANNEE à tous !!

Petit réveillon en famille cette année, ce qui nous a fait beaucoup de bien à tous les deux. Et contrairement à d’habitude, pas de discussions sur la PMA, la FIV, et tout le reste…. et tant mieux !!

Comme le dit une copine essayeuse: « bye bye 2008 pourrie, vive 2009 ! ».

Au programme:

- IAC4 (début du traitement dans 2/3 semaines normalement)

- 1er rdv au centre de FIV à Toulouse (il me tarde !!)

- et…. déménagement !!!! Et oui, dans un peu moins de 3 mois, nous quittons notre location pour notre petit chez nous !! Peintures, tapisseries, parquet… tout ça nous attend dans les semaines à venir.

Mon moral va beaucoup mieux depuis quelques semaines même si c’est toujours très dur de cotoyer des femmes enceintes…

Il y a 2 moments que j’attends avec une grande impatience: le jour où on apprendra que je suis enceinte et celui où on tiendra notre petit bout dans nos bras. J’espère que cette nouvelle année m’apportera au moins le premier…

11- Andrologue et fin de 2008

Vendredi 19 décembre 2008

Décembre 2008

Visite chez l’andrologue. Il détecte ce qu’on appelle une varicocèle. Allons bon ! C’est une sorte de varice qui augmente l’afflux sanguin et donc la chaleur autour des testicules. Mais, elle est minime et n’explique pas tout à elle seule. Ca s’opère par coelioscopie mais le spécialiste est honnête, il y a très peu de chances que ça améliore les résultats de manière significative. Il nous conseille d’aller dans un centre de FIV à Toulouse et de laisser le gynécologue spécialiste décider: oui, c’est utile, on opère avant de continuer quoi que ce soit; non, c’est inutile.

Je rappelle donc ma gynéco et lui fais le compte-rendu de l’entretien. Sans aucune hésitation, elle décide de nous « envoyer sur Toulouse ». Mon cerveau traduit alors au ralenti… Nous devons faire une fécondation in vitro… Même si ça fait longtemps que je me dis que c’est certainement la procédure la plus appropriée, elle me fait très peur.

Je prends donc rdv à Toulouse. En faisant un peu forcing auprès de la secrétaire, j’obtiens un rdv pour le 10 février.

La gynéco décide par la suite de nous faire l’IAC4 en janvier, « qui ne tente rien n’a rien ». On verra bien…

Voilà où nous en sommes…

Tristes tous les deux, moi terrifiée par la perspective d’une ponction d’ovocytes, mon chéri inquiet devant les traitements que je vais devoir suivre… et toujours en pause même s’il ne se passe pas un jour sans qu’on y pense ou qu’on en parle.

La fin de l’année nous rappelle que notre résolution de 2008 n’est pas tenue malgré toutes nos bonnes volontés.

Pour ma part, pas de résolution pour 2009… Juste essayer de vivre au jour le jour. Profiter de mon compagnon qui fait de mon couple un refuge rassurant et réconfortant. Qui fait que cette épreuve est plus facile à vivre quand les éclats de rire et la complicité font partie du quotidien. Et pour qui je surmonte ma tristesse et fais en sorte d’être forte.

10- 3ème IAC

Vendredi 19 décembre 2008

Novembre 2008

Nous voilà donc repartis pour l’IAC3, avec un dosage intermédiaire. Nous décidons aussi de la faire dans la foulée car cela tombera pendant les vacances et me facilitera la vie pour les rdv quotidiens. Mais j’ai de moins en moins d’espoir face à cette procédure.

Pds et écho à J10, J12, J13 (pour ne pas rater l’ovulation).

Déclenchement à J15, IAC3 à J17.

Nous attendons impatiemment de voir le nombre de spermatos ! C’est un défi pour mon homme, il veut faire mieux que la dernière fois.

Et là, on prend encore une gifle: 0,55 millions. Le biologiste ne l’explique pas. Je ne sais même pas si la gynéco va me faire l’insémination car on est en dessous du taux minimum pour la procédure.

Effectivement, elle ne nous cache pas que ça a peu de chance de marcher mais elle la fait quand même.

Et bien sûr, je pleure… Avant, pendant, et après l’insémination. Mon docteur ne sait plus quoi dire pour me calmer sauf que je me mets trop la pression. Mon chéri, lui, se sent coupable et inefficace.

On rentre tous les deux le coeur lourd et pour nous, il ne fait aucun doute que ce sera un échec de plus.

J’ai des capsules d’Utrogestan pour éviter que mes rrr n’arrivent trop tôt cette fois-ci.

Et effectivement, elles arrivent sans surprise mais bien 14 jours plus tard.

On s’y attendait tous les deux mais c’est très dur quand même. Il y a toujours un peu d’espoir… Un miracle, un coup de chance, un pied de nez à ces résultats foireux… Peu importe mais qu’on connaisse nous aussi la joie d’une grossesse, d’un test positif, qu’on voit notre petit bout s’agiter à l’échographie…

Mon chéri décide alors de faire une pause. Il n’en peut plus, les derniers résultats l’ont dégouté et il me sent trop fragile pour supporter encore la procédure et une déception supplémentaire.

Je rappelle ma gygy qui n’est pas surprise. Elle lui demande de prendre rdv avec un andrologue. Il y a peut-être un problème physique qui cause ce faible nombre de spermatos.

Je lui explique qu’on voudrait tout stopper jusqu’en 2009, c’est à dire 2 cycles de repos et elle est assez d’accord. « De toutes façons, tant que les taux seront aussi bas… ». Je ne sais pas qu’elle est la fin de sa phrase mais ça ne me rassure pas pour la suite.

Et toujours le même refrain: je suis jeune, il ne faut pas être pressé de faire toutes les procédures d’un coup…

9- 2ème IAC

Vendredi 19 décembre 2008

Après l’espoir, la claque ! Mes rrr arrivent 14 jours plus tard… Je suis en larmes… Une chance qui s’envole. Le nombre de tentatives étant limité, la peur qui ne me quitte plus depuis plusieurs mois augmente.

Je téléphone le jour même à ma gynéco qui me laisse le choix: soit on fait une pause, soit on recommence de suite. Nous décidons d’enchaîner avec la 2ème tentative. Mais cette fois-ci, on conserve le fort dosage qui avait fait monter mes taux.

Octobre 2008. Nous voilà donc partis pour l’IAC2.

J10, je fais ma prise de sang et appelle le labo ½ h avant mon écho. Je demande mon taux d’oestradiol qui était péniblement monté à 198 la dernière fois et là, on me répond 690 ! C’est pas possible !! Le labo a du faire un erreur !!

Mais pas du tout. Mon écho montre plein de follicules en préparation ! C’est le remplaçant de ma gygy qui me fait l’écho et tout ça lui semble normal. Il me dit de continuer et de revenir comme d’habitude dans 48h.

2 jours plus tard, taux à 550 et 5 follicules à l’écho.

Mais cela ne rassure pas du tout mon médecin. Je suis trop stimulée et mon ovulation ne va pas tarder. Elle est à 2 doigts d’annuler l’insémination. D’abord, s’il y a grossesse, je risque beaucoup à cause de l’hyperstimulation et puis, 5 follicules…bonjour la grossesse multiple ! Je fonds en larmes dans son cabinet une fois de plus. (Oui, je suis une vraie madeleine !) Nous avons reporté tous nos espoirs dans cette 2ème tentative, elle ne peut pas l’annuler. On parle un moment des risques, des réductions embryonnaires, puis elle me conseille d’en parler avec mon compagnon et de la tenir au courant de notre décision. Elle nous laisse le choix mais si on décide de la faire, il faut déclencher ce soir. Ce soir ?! Mais il est 18h30, est-ce que je vais trouver une infirmière pour me faire l’intra-musculaire ? Et puis, on la fait ou on la fait pas ?

Je réfléchis pendant tout le trajet mais au fond de moi, je sais qu’on va la tenter….. Mon compagnon est de cet avis aussi, pas de regrets… Heureusement, j’ai déjà le produit dans le frigo (anticiper, toujours anticiper !). Je préviens donc une infirmière et on déclenche l’ovulation. J’appelle le labo pour dire qu’on sera là dans 36h pour une préparation de sperme.

Ce qu’il faut savoir c’est que là aussi, les rapports sont programmés ! La dernière éjaculation de monsieur doit dater de 3 jours min et 5 jours max. Comme tu ne sais jamais quand on va te demander de déclencher, et bien tu fais l’amour tous les soirs et avec un peu de chance, ça tombe bien !

Le matin du jour J, nous nous rendons au labo pour le dépôt. Cette fois-ci, j’accompagne mon chéri dans la pièce histoire de le motiver un peu ! Puis, nous allons patienter dans les magasins en faisant des pronostics sur le nombre de zozos et leur mobilité.

Mais les résultats sont moins bons que pour l’IAC1: seulement 1,4 millions et 60% de mobiles… Flûte ! Bon, il en faut seulement un…

L’insémination se fait au cabinet de la gynéco qui nous avoue qu’elle aurait préféré qu’on ne la tente pas… C’est douloureux, encore plus que la première fois.

Et nous revoilà à attendre.

Sauf que nous n’aurons même pas le temps d’avoir un peu d’espoir car je vois mes rrr arriver 11 jours après l’insémination. Conséquence de la trop forte stimulation.

8- 1ère IAC: le jour J !

Vendredi 19 décembre 2008

C’est encore une infirmière qui vient pour la piqûre de déclenchement. Elle me pique et me souhaite bon courage !

Et là, réaction allergique ! On dirait une poussée d’urticaire sur mon ventre ! Ca démange, ça brûle mais peu importe, dans 36h, on fait notre première insémination et l’espoir renait.

On se rend au labo le mercredi matin pour le dépôt. Mon homme disparaît dans une pièce avec un flacon et moi j’attends…. Il appréhendait beaucoup ce moment. « C’est humiliant… ». Moins que d’avoir les jambes écartées toutes les 48h ! Au fil des procédures, on a tous les deux fait une croix sur notre pudeur !

Une fois le dépôt fait, le laboratoire doit le préparer et ça prend un certain temps. Nous voilà donc dehors à vérifier le portable toutes les 2 min en guettant l’appel du biologiste ! Quand c’est prêt, on se rend au cabinet de la gynéco avec le tout petit flacon bien au chaud dans la paume de la main. Là-bas, tu as le privilège de passer devant tout le monde ! On te prend de suite !

Je m’installe sur le fauteuil, la gynéco met le contenu du flacon dans une sonde et c’est assez rapide. Mais malheureusement pour moi, ce n’est pas indolore: le spéculum et la pince pour attraper le col de l’utérus ne sont pas amis. Mon chéri m’attend gémir et en a mal au coeur.

Voilà, c’est fait !!! Je dois rester 30 min allongée là alors, en attendant, on décortique le compte rendu du laboratoire: 2,6 millions de zozos injectés avec 90 % de mobiles !!! Le taux pour une insémination est de au moins 1 million. On est au-dessus. Ce n’est pas fabuleux mais compte tenu de notre problème c’est bien.

A partir de là, l’attente recommence. 15 longs jours à se demander si ça a marché. Mais, on est heureux, l’espoir est revenu !

7- 1ère IAC: la stimulation

Vendredi 19 décembre 2008

Fin juillet 2008, rdv avec la gynéco qui,  au vu de tous les résultats, décide effectivement de lancer la procédure d’insémination artificielle: IAC. Le C étant pour Conjoint. Comme je suis déjà dans un cycle bien commencé, nous devrons donc attendre le mois suivant. On commence à avoir l’habitude !

Entre temps, je suis retournée sur le forum retrouver mes « copines ». Ca me manquait trop de ne pas pouvoir partager mes doutes et mes peurs. Mais, j’ai rejoint aussi le post intitulé « infertilité-stérilité ». Passer d’ « essayeuse » à « infertile m’a mis un coup mais je peux poser des questions à des filles passées par là, je peux conseiller celles qui démarrent à peine et surtout…je me sens comprise. Parce que, soyons honnête, seules les couples qui ont eu affaire à l’infertilité peuvent comprendre. Les autres vous soutiennent mais ne peuvent qu’imaginer. Et ils sont souvent mal à l’aise face à cette douleur.

Arrive le premier jour des piqûres sous-cutanées. Parce qu’il faut stimuler le corps pour produire plus de follicules afin d’augmenter les chances. C’est une infirmière qui vient montrer à mon chéri comment on procède car, je suis réaliste, je n’arriverai jamais à me piquer toute seule !

Le lendemain, il est seul avec sa piqûre et j’ai du mal à me laisser faire. On en rigole maintenant, mais pendant 45 min, il s’est approché, a reculé, j’ai présenté mon ventre, puis suis partie en courant au dernier moment ! Bref, cette piqûre est faite et les autres suivront après sans problème.

Mais je suis amère. Moi, je n’ai rien, pourquoi est-ce que c’est moi qui doit subir tout ça ? Je le garde pour moi car mon homme se sent toujours coupable et ce ne serait pas sympa de ma part de lui dire ça en plus.

Arrive la première prise de sang et la première écho. Le jour de la rentrée des classes !!! C’est la première fois que je ne stresse pas pour mon premier contact avec les élèves. J’ai bien autre chose en tête !

Partir tôt le matin pour faire la prise de sang au labo, préciser qu’il faut les résultats pour ma gygy dans l’après-midi, filer à l’école, oublier ses problèmes, et partir ensuite en catastrophe une fois la classe finie pour faire l’écho de contrôle.

Je découvre la « bite de cheval », sonde endo-vaginale utilisée pour l’échographie des ovaires. On se reverra souvent pas la suite..

Bon, je réponds bien au traitement, ni trop, ni trop peu, on continue donc les piqûres et on recommence tout ça dans 48h.

Flûte, moi qui espérait arrêter les pics-pics….

48h plus tard, c’est à nouveau la course: labo tôt le matin, école, puis cabinet gynécologique. Ou maternité de la ville, ça dépend de l’emploi du temps de ma gynéco qui est aussi obstétricienne.

Les hormones commencent à agir sur mon moral et mes sautes d’humeur… Ce soir là, j’apprends que mon corps ne réagit pas aussi bien que prévu finalement. Mes taux ont chuté ! S’ils ne remontent pas, on ne pourra pas faire l’IAC…

40 min de trajet pour rentrer chez moi, 40 min pendant lesquelles je refoule mes larmes… Non, ce n’est pas juste. J’en suis à 13 ou 14 piqûres, j’ai mis tout mon espoir dans cette IAC. Je me rends compte que je ne vis pas, je survis depuis quelques mois…. J’espère. Les rdv, les prises de sang, les échos. Tout ça rythme ma vie et celle de mon couple avec cette insémination au bout. Il faut qu’on la fasse !

La gynéco me demande d’augmenter les doses et de revenir encore dans 48h.

Les gens qui ne passent pas par là ne peuvent pas savoir qu’il y a tout un tas de choses au quotidien qui peuvent nous mettre des batôns dans les roues.

Comme le laboratoire qui ne dit pas qu’il est fermé le samedi et que donc tu ne pourras pas avoir tes résultats à temps, ou encore la gynéco qui te demande une dernière piqûre pour le soir même et te fait l’ordonnance car tu n’as plus de produit à la maison. Mais tu réalises qu’on est dimanche matin et que les pharmacies sont fermées ! Il y a toujours les pharmacies de garde mais c’est un produit qui s’obtient uniquement sur commande… Ou une infirmière à domicile qui n’est pas sûre de lire correctement la dose et que tu dois téléphoner à ta gygy chez elle à 21h… Toutes ces petites choses qui peuvent transformer la procédure en vrai parcours du combattant au point que tu te demandes si tu vas réussir à tout faire correctement et dans les temps… Et après, on te dit qu’il faut être zen !

Dès le soir même et les deux jours suivants, j’augmente les doses en croisant les doigts. Et c’est avec soulagement que le labo m’apprend que mon taux a augmenté. C’est confirmé par l’écho et la taille de mes follicules. Je dois donc faire la piqûre qui sert à déclencher l’ovulation et faire l’IAC elle-même 36h plus tard.