Archive pour décembre 2008

11- Andrologue et fin de 2008

Vendredi 19 décembre 2008

Décembre 2008

Visite chez l’andrologue. Il détecte ce qu’on appelle une varicocèle. Allons bon ! C’est une sorte de varice qui augmente l’afflux sanguin et donc la chaleur autour des testicules. Mais, elle est minime et n’explique pas tout à elle seule. Ca s’opère par coelioscopie mais le spécialiste est honnête, il y a très peu de chances que ça améliore les résultats de manière significative. Il nous conseille d’aller dans un centre de FIV à Toulouse et de laisser le gynécologue spécialiste décider: oui, c’est utile, on opère avant de continuer quoi que ce soit; non, c’est inutile.

Je rappelle donc ma gynéco et lui fais le compte-rendu de l’entretien. Sans aucune hésitation, elle décide de nous « envoyer sur Toulouse ». Mon cerveau traduit alors au ralenti… Nous devons faire une fécondation in vitro… Même si ça fait longtemps que je me dis que c’est certainement la procédure la plus appropriée, elle me fait très peur.

Je prends donc rdv à Toulouse. En faisant un peu forcing auprès de la secrétaire, j’obtiens un rdv pour le 10 février.

La gynéco décide par la suite de nous faire l’IAC4 en janvier, « qui ne tente rien n’a rien ». On verra bien…

Voilà où nous en sommes…

Tristes tous les deux, moi terrifiée par la perspective d’une ponction d’ovocytes, mon chéri inquiet devant les traitements que je vais devoir suivre… et toujours en pause même s’il ne se passe pas un jour sans qu’on y pense ou qu’on en parle.

La fin de l’année nous rappelle que notre résolution de 2008 n’est pas tenue malgré toutes nos bonnes volontés.

Pour ma part, pas de résolution pour 2009… Juste essayer de vivre au jour le jour. Profiter de mon compagnon qui fait de mon couple un refuge rassurant et réconfortant. Qui fait que cette épreuve est plus facile à vivre quand les éclats de rire et la complicité font partie du quotidien. Et pour qui je surmonte ma tristesse et fais en sorte d’être forte.

10- 3ème IAC

Vendredi 19 décembre 2008

Novembre 2008

Nous voilà donc repartis pour l’IAC3, avec un dosage intermédiaire. Nous décidons aussi de la faire dans la foulée car cela tombera pendant les vacances et me facilitera la vie pour les rdv quotidiens. Mais j’ai de moins en moins d’espoir face à cette procédure.

Pds et écho à J10, J12, J13 (pour ne pas rater l’ovulation).

Déclenchement à J15, IAC3 à J17.

Nous attendons impatiemment de voir le nombre de spermatos ! C’est un défi pour mon homme, il veut faire mieux que la dernière fois.

Et là, on prend encore une gifle: 0,55 millions. Le biologiste ne l’explique pas. Je ne sais même pas si la gynéco va me faire l’insémination car on est en dessous du taux minimum pour la procédure.

Effectivement, elle ne nous cache pas que ça a peu de chance de marcher mais elle la fait quand même.

Et bien sûr, je pleure… Avant, pendant, et après l’insémination. Mon docteur ne sait plus quoi dire pour me calmer sauf que je me mets trop la pression. Mon chéri, lui, se sent coupable et inefficace.

On rentre tous les deux le coeur lourd et pour nous, il ne fait aucun doute que ce sera un échec de plus.

J’ai des capsules d’Utrogestan pour éviter que mes rrr n’arrivent trop tôt cette fois-ci.

Et effectivement, elles arrivent sans surprise mais bien 14 jours plus tard.

On s’y attendait tous les deux mais c’est très dur quand même. Il y a toujours un peu d’espoir… Un miracle, un coup de chance, un pied de nez à ces résultats foireux… Peu importe mais qu’on connaisse nous aussi la joie d’une grossesse, d’un test positif, qu’on voit notre petit bout s’agiter à l’échographie…

Mon chéri décide alors de faire une pause. Il n’en peut plus, les derniers résultats l’ont dégouté et il me sent trop fragile pour supporter encore la procédure et une déception supplémentaire.

Je rappelle ma gygy qui n’est pas surprise. Elle lui demande de prendre rdv avec un andrologue. Il y a peut-être un problème physique qui cause ce faible nombre de spermatos.

Je lui explique qu’on voudrait tout stopper jusqu’en 2009, c’est à dire 2 cycles de repos et elle est assez d’accord. « De toutes façons, tant que les taux seront aussi bas… ». Je ne sais pas qu’elle est la fin de sa phrase mais ça ne me rassure pas pour la suite.

Et toujours le même refrain: je suis jeune, il ne faut pas être pressé de faire toutes les procédures d’un coup…

9- 2ème IAC

Vendredi 19 décembre 2008

Après l’espoir, la claque ! Mes rrr arrivent 14 jours plus tard… Je suis en larmes… Une chance qui s’envole. Le nombre de tentatives étant limité, la peur qui ne me quitte plus depuis plusieurs mois augmente.

Je téléphone le jour même à ma gynéco qui me laisse le choix: soit on fait une pause, soit on recommence de suite. Nous décidons d’enchaîner avec la 2ème tentative. Mais cette fois-ci, on conserve le fort dosage qui avait fait monter mes taux.

Octobre 2008. Nous voilà donc partis pour l’IAC2.

J10, je fais ma prise de sang et appelle le labo ½ h avant mon écho. Je demande mon taux d’oestradiol qui était péniblement monté à 198 la dernière fois et là, on me répond 690 ! C’est pas possible !! Le labo a du faire un erreur !!

Mais pas du tout. Mon écho montre plein de follicules en préparation ! C’est le remplaçant de ma gygy qui me fait l’écho et tout ça lui semble normal. Il me dit de continuer et de revenir comme d’habitude dans 48h.

2 jours plus tard, taux à 550 et 5 follicules à l’écho.

Mais cela ne rassure pas du tout mon médecin. Je suis trop stimulée et mon ovulation ne va pas tarder. Elle est à 2 doigts d’annuler l’insémination. D’abord, s’il y a grossesse, je risque beaucoup à cause de l’hyperstimulation et puis, 5 follicules…bonjour la grossesse multiple ! Je fonds en larmes dans son cabinet une fois de plus. (Oui, je suis une vraie madeleine !) Nous avons reporté tous nos espoirs dans cette 2ème tentative, elle ne peut pas l’annuler. On parle un moment des risques, des réductions embryonnaires, puis elle me conseille d’en parler avec mon compagnon et de la tenir au courant de notre décision. Elle nous laisse le choix mais si on décide de la faire, il faut déclencher ce soir. Ce soir ?! Mais il est 18h30, est-ce que je vais trouver une infirmière pour me faire l’intra-musculaire ? Et puis, on la fait ou on la fait pas ?

Je réfléchis pendant tout le trajet mais au fond de moi, je sais qu’on va la tenter….. Mon compagnon est de cet avis aussi, pas de regrets… Heureusement, j’ai déjà le produit dans le frigo (anticiper, toujours anticiper !). Je préviens donc une infirmière et on déclenche l’ovulation. J’appelle le labo pour dire qu’on sera là dans 36h pour une préparation de sperme.

Ce qu’il faut savoir c’est que là aussi, les rapports sont programmés ! La dernière éjaculation de monsieur doit dater de 3 jours min et 5 jours max. Comme tu ne sais jamais quand on va te demander de déclencher, et bien tu fais l’amour tous les soirs et avec un peu de chance, ça tombe bien !

Le matin du jour J, nous nous rendons au labo pour le dépôt. Cette fois-ci, j’accompagne mon chéri dans la pièce histoire de le motiver un peu ! Puis, nous allons patienter dans les magasins en faisant des pronostics sur le nombre de zozos et leur mobilité.

Mais les résultats sont moins bons que pour l’IAC1: seulement 1,4 millions et 60% de mobiles… Flûte ! Bon, il en faut seulement un…

L’insémination se fait au cabinet de la gynéco qui nous avoue qu’elle aurait préféré qu’on ne la tente pas… C’est douloureux, encore plus que la première fois.

Et nous revoilà à attendre.

Sauf que nous n’aurons même pas le temps d’avoir un peu d’espoir car je vois mes rrr arriver 11 jours après l’insémination. Conséquence de la trop forte stimulation.

8- 1ère IAC: le jour J !

Vendredi 19 décembre 2008

C’est encore une infirmière qui vient pour la piqûre de déclenchement. Elle me pique et me souhaite bon courage !

Et là, réaction allergique ! On dirait une poussée d’urticaire sur mon ventre ! Ca démange, ça brûle mais peu importe, dans 36h, on fait notre première insémination et l’espoir renait.

On se rend au labo le mercredi matin pour le dépôt. Mon homme disparaît dans une pièce avec un flacon et moi j’attends…. Il appréhendait beaucoup ce moment. « C’est humiliant… ». Moins que d’avoir les jambes écartées toutes les 48h ! Au fil des procédures, on a tous les deux fait une croix sur notre pudeur !

Une fois le dépôt fait, le laboratoire doit le préparer et ça prend un certain temps. Nous voilà donc dehors à vérifier le portable toutes les 2 min en guettant l’appel du biologiste ! Quand c’est prêt, on se rend au cabinet de la gynéco avec le tout petit flacon bien au chaud dans la paume de la main. Là-bas, tu as le privilège de passer devant tout le monde ! On te prend de suite !

Je m’installe sur le fauteuil, la gynéco met le contenu du flacon dans une sonde et c’est assez rapide. Mais malheureusement pour moi, ce n’est pas indolore: le spéculum et la pince pour attraper le col de l’utérus ne sont pas amis. Mon chéri m’attend gémir et en a mal au coeur.

Voilà, c’est fait !!! Je dois rester 30 min allongée là alors, en attendant, on décortique le compte rendu du laboratoire: 2,6 millions de zozos injectés avec 90 % de mobiles !!! Le taux pour une insémination est de au moins 1 million. On est au-dessus. Ce n’est pas fabuleux mais compte tenu de notre problème c’est bien.

A partir de là, l’attente recommence. 15 longs jours à se demander si ça a marché. Mais, on est heureux, l’espoir est revenu !

7- 1ère IAC: la stimulation

Vendredi 19 décembre 2008

Fin juillet 2008, rdv avec la gynéco qui,  au vu de tous les résultats, décide effectivement de lancer la procédure d’insémination artificielle: IAC. Le C étant pour Conjoint. Comme je suis déjà dans un cycle bien commencé, nous devrons donc attendre le mois suivant. On commence à avoir l’habitude !

Entre temps, je suis retournée sur le forum retrouver mes « copines ». Ca me manquait trop de ne pas pouvoir partager mes doutes et mes peurs. Mais, j’ai rejoint aussi le post intitulé « infertilité-stérilité ». Passer d’ « essayeuse » à « infertile m’a mis un coup mais je peux poser des questions à des filles passées par là, je peux conseiller celles qui démarrent à peine et surtout…je me sens comprise. Parce que, soyons honnête, seules les couples qui ont eu affaire à l’infertilité peuvent comprendre. Les autres vous soutiennent mais ne peuvent qu’imaginer. Et ils sont souvent mal à l’aise face à cette douleur.

Arrive le premier jour des piqûres sous-cutanées. Parce qu’il faut stimuler le corps pour produire plus de follicules afin d’augmenter les chances. C’est une infirmière qui vient montrer à mon chéri comment on procède car, je suis réaliste, je n’arriverai jamais à me piquer toute seule !

Le lendemain, il est seul avec sa piqûre et j’ai du mal à me laisser faire. On en rigole maintenant, mais pendant 45 min, il s’est approché, a reculé, j’ai présenté mon ventre, puis suis partie en courant au dernier moment ! Bref, cette piqûre est faite et les autres suivront après sans problème.

Mais je suis amère. Moi, je n’ai rien, pourquoi est-ce que c’est moi qui doit subir tout ça ? Je le garde pour moi car mon homme se sent toujours coupable et ce ne serait pas sympa de ma part de lui dire ça en plus.

Arrive la première prise de sang et la première écho. Le jour de la rentrée des classes !!! C’est la première fois que je ne stresse pas pour mon premier contact avec les élèves. J’ai bien autre chose en tête !

Partir tôt le matin pour faire la prise de sang au labo, préciser qu’il faut les résultats pour ma gygy dans l’après-midi, filer à l’école, oublier ses problèmes, et partir ensuite en catastrophe une fois la classe finie pour faire l’écho de contrôle.

Je découvre la « bite de cheval », sonde endo-vaginale utilisée pour l’échographie des ovaires. On se reverra souvent pas la suite..

Bon, je réponds bien au traitement, ni trop, ni trop peu, on continue donc les piqûres et on recommence tout ça dans 48h.

Flûte, moi qui espérait arrêter les pics-pics….

48h plus tard, c’est à nouveau la course: labo tôt le matin, école, puis cabinet gynécologique. Ou maternité de la ville, ça dépend de l’emploi du temps de ma gynéco qui est aussi obstétricienne.

Les hormones commencent à agir sur mon moral et mes sautes d’humeur… Ce soir là, j’apprends que mon corps ne réagit pas aussi bien que prévu finalement. Mes taux ont chuté ! S’ils ne remontent pas, on ne pourra pas faire l’IAC…

40 min de trajet pour rentrer chez moi, 40 min pendant lesquelles je refoule mes larmes… Non, ce n’est pas juste. J’en suis à 13 ou 14 piqûres, j’ai mis tout mon espoir dans cette IAC. Je me rends compte que je ne vis pas, je survis depuis quelques mois…. J’espère. Les rdv, les prises de sang, les échos. Tout ça rythme ma vie et celle de mon couple avec cette insémination au bout. Il faut qu’on la fasse !

La gynéco me demande d’augmenter les doses et de revenir encore dans 48h.

Les gens qui ne passent pas par là ne peuvent pas savoir qu’il y a tout un tas de choses au quotidien qui peuvent nous mettre des batôns dans les roues.

Comme le laboratoire qui ne dit pas qu’il est fermé le samedi et que donc tu ne pourras pas avoir tes résultats à temps, ou encore la gynéco qui te demande une dernière piqûre pour le soir même et te fait l’ordonnance car tu n’as plus de produit à la maison. Mais tu réalises qu’on est dimanche matin et que les pharmacies sont fermées ! Il y a toujours les pharmacies de garde mais c’est un produit qui s’obtient uniquement sur commande… Ou une infirmière à domicile qui n’est pas sûre de lire correctement la dose et que tu dois téléphoner à ta gygy chez elle à 21h… Toutes ces petites choses qui peuvent transformer la procédure en vrai parcours du combattant au point que tu te demandes si tu vas réussir à tout faire correctement et dans les temps… Et après, on te dit qu’il faut être zen !

Dès le soir même et les deux jours suivants, j’augmente les doses en croisant les doigts. Et c’est avec soulagement que le labo m’apprend que mon taux a augmenté. C’est confirmé par l’écho et la taille de mes follicules. Je dois donc faire la piqûre qui sert à déclencher l’ovulation et faire l’IAC elle-même 36h plus tard.

6- Le diagnostic tombe

Vendredi 19 décembre 2008

 

Juin 2008, je recommence le test de Hunher. Mais pour ne pas y aller pour rien, j’achète pour la première fois des tests d’ovulation.

Un dimanche matin, mon test est positif !!! Je vais donc ovuler demain ! Je me jette sur mon compagnon et dès la première heure le lendemain matin, j’appelle le labo pour dire que j’arrive.

Spéculum, lampe, jambes écartées… et le soulagement d’entendre le biologiste me dire que je suis venue pile au bon moment !! Il m’envoie attendre dans la salle.

Au bout de 10/15 min, il vient me trouver et me demande d’aller dans son bureau. Le ton n’est pas bon, sa tête non plus….

« Je suis désolé mais le test montre 1 spermato pour 3 champs alors qu’il en faudrait 10/champ à ce stade du cycle. »

Euh…. traduction ?

« Il n’y a pas assez de spermatos présents dans votre col pour espérer une fécondation naturelle. »

Je suis blanche, j’écoute, je hoche la tête. Et ? La suite ?

« Je pense que votre gynéco va vous diriger vers une insémination artificielle… »

Je me retrouve sur les mêmes marches qu’il y a un mois et je pleure… Je n’arrive plus à m’arrêter. Impossible d’avoir un bébé naturellement… ça y est, le diagnostic est tombé…

Et là, la peur est apparue. La peur de la suite, la peur de n’avoir jamais d’enfant, la peur de dire à mon compagnon que son problème est un vrai problème…

Notre maison avance et moi j’ai du mal à digérer la nouvelle. Mes rêves naïfs d’emménager avec un gros ventre ou un berceau me semblent ridicules et tellement inaccessibles.

Pendant les mois qui suivront j’aurai du mal à me projeter dans notre futur chez nous, à la base construit pour y mettre une famille…

5- 2ème série d’examens

Vendredi 19 décembre 2008

Je retourne donc voir ma gygy qui me rassure. Son taux est bas mais pas tant que ça, ce n’est pas catastrophique.

Elle nous donne alors de nouveaux examens. Je dis nous mais c’est plutôt moi. Et ce sera moi quasiment tout le temps. Et oui, en PMA, c’est la femme qui doit faire face à la plupart des procédures, examens, inconvénients, douleurs, piqûres,…..

Nous sommes alors en mai 2008. Ma meilleure amie a accouché et je supporte de moins en moins de voir ou d’apprendre une grossesse…. Et je n’arrête pas de compter les mois qui se sont écoulés.

J’ai donc une hystérographie à faire. C’est le nom barbare de radiographie des trompes avec injection de produit de contraste.

L’examen est douloureux, très douloureux. Ce n’est pas le cas pour toutes les femmes mais moi je supporte mal le speculum (saleté de petit bec de canard froid!) et plus la personne tourne pour « écarter » plus je me mords les lèvres. Faut dire, j’étais assez tendue !

Mais, RAS !! Mes trompes vont bien !

Je viens donc de faire l’examen que l’on appelle « le colle-bébé ». Le liquide nettoie souvent les trompes et facilite le passage des zozos. Cele me redonne espoir. J’y crois ! Le chemin est dégagé, c’est bon !!

J’enchaîne avec un examen que l’on appelle le test de Hunher. Il sert à voir la progression des spermatos dans le col de l’utérus quelques heures après un rapport.

C’est reparti, il faut calculer le bon moment et « faire l’amour ».

12 heures plus tard, je me retrouve les jambes écartées devant un inconnu du laboratoire qui a une petite lampe de spéléologue sur le front. Il me prélève un peu de glaire et me dit d’attendre dans la salle d’attente, il va me donner les premiers résultats.

Ils ne sont pas bons….. L’examen montre que ma glaire tue les zozos !! Mais en même temps, il n’a pas été fait au bon moment car mon col est fermé, je ne suis donc pas en période d’ovulation…. Bilan, je dois revenir dans 2 jours.

Encore un rapport programmé et de nouveau la lampe de spéléo 48 heures plus tard… Toujours la même conclusion: l’examen est fait trop tôt. L’inconvénient d’avoir des cycles plus ou moins réguliers.

Je suis dépitée sur les marches du laboratoire. Fatigue, frustration, stress,…

La gynéco au téléphone me confirme que les résultats ne sont pas fiables car pas faits le bon jour. Je refuse de recommencer ce mois-ci. Je suis fatiguée, je ne veux pas demander plus d’absences au boulot….. ça attendra le mois prochain. Attendre, encore attendre…

Sur le forum pendant ce temps, les annonces de grossesses pleuvent. Je suis contente pour les filles mais c’est dur… Je prends la décision de le quitter. Pour ne pas y penser tous les jours.

4- 1ère série d’examens

Vendredi 19 décembre 2008

2008, je décide de prendre rdv chez un autre gygy en espérant me sentir prise en charge.

J’ai rdv en mars. Il me tarde !

Que les mois passent lentement… Mon moral est au plus bas, on me met sous anti-dépresseurs et mon compagnon est inquiet. Ben oui, je n’arrive pas à relativiser…. Attendre, je ne fais que ça. J’attends l’ovulation, j’attends mes rrrr. Mon espoir renait et s’effondre à chaque cycle. Je fais l’erreur de faire des tests de grossesse de temps en temps… et je finis en larmes dans les toilettes. Rajoutez à ça les gens qui continuent à me dire que j’y pense trop…

Mon rdv finit par arriver. Je ressors de là avec des ordonnances !!! Une prise de sang pour vérifier mes taux hormonaux et un spermogramme pour mon homme. Chouette, les choses avancent ! S’il y a quelque chose, on va le trouver, le surmonter et on aura notre bébé !!!

Mais, 1er coup de massue:

Chez moi, tout va bien mais le spermogramme révèle que les spermatozoïdes de mon chéri ne sont pas assez nombreux. Certes, ils sont normaux, mobiles et vivants mais il n’y en a pas assez….

Et là, j’ai du faire face à la culpabilité de mon compagnon et à son angoisse. « Tout est de ma faute… ».

C’est digéré depuis mais ca a été dur pour lui.

3- Fin de l’année 2007

Vendredi 19 décembre 2008

Retour chez mon gygy et nouveau son de cloche: il faut attendre 1 an avant de se poser des questions… Et puis…. je suis jeune (25 ans à ce moment là)….. grrrrrrrr !! Il me dit qu’il ne faut pas trop y penser…. que ça peut bloquer…… qu’un autre projet permet de penser à autre chose. Mais, on en a un de projet !!! On fait construire notre maison !!! Malheureusement, ça ne m’occupe pas assez l’esprit visiblement.

Mes parents sont à présent au courant et ma mère me répète sans arrêt que ça « viendra », qu’il faut « être patiente »… Personne ne semble comprendre que ce discours me fait me sentir coupable. J’essaye de ne pas y penser… Et j’y arrive…..3 minutes.

La grossesse de ma meilleure amie avance et moi je m’enfonce.

Pourtant, avec le recul, ça ne faisait que 7/8 mois. Ce n’était que le début…

J’hésite à retourner chez ce gygy car j’ai l’impression que je n’obtiendrai pas ce que je veux, et ce que je veux, c’est des examens ! Pour moi, pour lui…

Je suis bizarrement persuadée que quelque chose cloche. C’est facile de dire ça maintenant mais je le sentais.

Décembre 2007, le lendemain de Noël, mes rrr arrivent une fois de plus. Je m’effondre, c’est trop dur cette attente. Je découvre alors un forum sur internet où des filles en essais partagent leurs émotions, leurs peurs et passent le temps. Je m’inscris, me présente et entre dans le groupe.

Le jour de l’an est horrible. On clôture 2007 sans bébé, sans même une grossesse…

Mais, on a des bonnes résolutions: en mettre un en route en 2008 !!

Dans la foulée, j’arrête les courbes. J’ai bien pu vérifier que j’ovulais pendant plusieurs cycles d’affilée, ça suffit, c’est trop contraignant.

2- L’inquiétude

Vendredi 19 décembre 2008

 

Puis les mois passent. Pas de grossesse…. Je prends rendez-vous chez mon gynéco de l’époque qui me fait un examen de base et à qui je confie notre projet bébé. Je suis toute fière de dire ça !!! C’est la première fois qu’on en parle à quelqu’un. Il me dit de ne pas m’inquiéter avant 7/8 mois d’essais infructueux…

Mais moi, je ne suis pas d’un naturel patient et j’avoue que ça commence à m’occuper beaucoup l’esprit. Je n’arrive pas à faire abstraction de ce désir qui grandit de plus en plus.

 Juillet 2007, ma meilleure amie m’annonce sa grossesse. Mon monde s’écroule. Je n’arrive pas à me réjouir pour elle, je suis jalouse, je suis 2 fois plus impatiente et je commence à me sentir triste….

 Je décide d’attaquer les courbes de T° pour avoir quelque chose à montrer à mon gynéco au rdv suivant. Et puis, d’après internet, ça permet de vérifier si la femme ovule…. allons-y !!

Cela devient mon premier geste du matin. Je note consciensieusement chaque jour cette information et je vois alors se dessiner les 2 « plateaux » dont tout le monde parle. Chouette !!! J’ovule !!! Mais la fin du cycle est dure à vivre car j’angoisse de voir ma T° chuter, signe que je ne suis pas enceinte. Ce qu’elle fera inexorablement pendant de longs mois.

 Novembre 2007. L’espoir persiste à chaque cycle mais les déceptions me bouffent…. Ce petit bout ne vient pas…. J’en ai marre des rapports programmés, de me forcer les soirs où je n’ai pas envie, de culpabiliser si on ne le fait pas….. Marre de cette température qui me force à mettre le réveil même les jours où je ne travaille pas pour ne pas fausser les résultats.

1- Les premiers essais

Vendredi 19 décembre 2008

 

PMA, 3 lettres qui résument ma vie depuis de longs mois… Un parcours, un combat et beaucoup de douleurs…

Nous sommes un couple amoureux, uni et surtout confiant. Ensemble depuis 6 ans, un travail tous les deux, il ne nous manquait qu’un petit nous pour compléter le tableau !

 En janvier 2007, j’arrête la pillule. Non pas pour tomber enceinte car je ne me sens pas prête, mais pour laisser le temps à mon corps d’en éliminer les effets pour le jour où…

Mon homme, lui, est prêt depuis 1 ou 2 ans déjà mais il attendait patiemment que je me décide, sans me mettre la pression.

 Un soir d’avril 2007, le déclic: oui, ce bébé je le veux, je suis prête !! Je ne dis pas que je n’ai pas la trouille mais je me lance !

Depuis 3 mois, nous nous protégeons avec des préservatifs (quand j’y pense, quelle précaution inutile). Ce soir là, alors que mon chéri tend le bras vers la table de nuit, je l’arrête et lui dit très doucement que ce n’est pas la peine…. j’ai envie qu’on fasse un bébé.

Son regard à ce moment là… Notre rapport a été magique ! (comme ceux qui ont suivi pendant 3 ou 4 mois)

Les jours suivants, on se surprend à se regarder bêtement !! Comme si le bébé était déjà en route ! Il me couve du regard et regarde sans arrêt mon ventre.

Cet état de quiétude et d’espoir me manque… La suite ne sera pas ce qu’on espérait.

 Ce mois-là, mes règles ont du retard. Je commence à flipper ! Oui, je suis prête mais pas complètement !! Elles finissent pas arriver et je me rends compte en comptant à rebours que nous n’avons pas eu de rapport au bon moment !!! Mince, on a loupé le coche !! Ce n’est pas grave, ce n’est que le premier mois.

Je passe alors des heures sur internet pour me remettre en mémoire le cycle féminin, la durée de vie des ovules, des spermatozoides. Je découvre alors les courbes de T°. D’accord, ça peut être utile, mais pas tout de suite.

Pleins d’espoirs, on retente le mois suivant. Mais pas question de louper la bonne date cette fois-ci ! On rentre alors sans s’en rendre compte dans la spirale des rapports programmés. D’abord drôle au début, cela deviendra vite très dur à vivre…